La lutte contre l'insécurité au services des classes populaires

Sûreté des personnes, sûreté des biens et apaisement de l'espace public sont d'autant de souhaits des habitants des cités et des quartiers périphériques.


Pour garantir la sécurité publique, les acteurs locaux et les membres des forces de l'ordre savent depuis longtemps que cette mission ne doit pas rester qu'une mission à la charge du seul ministère de l’Intérieur  Il s'agit, au contraire d'un service public qui est désormais pris à bras le corps par les acteurs locaux, au premiers rang desquels les maires.


Ces dix dernières années, le désengagement des effectifs de l'État dans l'ensemble du territoire national a permis l'essor de polices municipales aussi diverses que sont les politiques locales, sans véritables cohérence dans leur développement, sans harmonisation de leur mission d'une Commune à l'autre.


Pourtant, la lutte contre le sentiment d'insécurité oblige l'État à revenir occuper les espaces qu'il a délaissés.


Après que la droite, proclamant faussement que la police était le dernier service public dans les banlieues, ait accentué le climat de défiance envers les gardiens de la paix, la gauche au pouvoir a lancé le projet des Zones de Sécurité Prioritaires.


Ces 44 Zones, totalement opérationnelles d'ici septembre, permettront de lutter contre l'économie souterraine, le trafic de stupéfiants et d'armes, les violences, les cambriolages et les incivilités recensées sur la voie publique. L'aspect prévention de la délinquance fait également partie intégrante du dispositif. Elles sont pourvues d'effectifs et de ressources supplémentaires (500 postes annuels supplémentaires de policiers et de gendarmes leur sont dédiés et une partie du fonds interministériel de prévention de la délinquance leur sera affectée).


Toutefois, elles ne pourront efficacement réussir que si les gardiens de la paix assurent effectivement une présence diffuse et constante sur le terrain.


En effet, la lutte contre la délinquance passe par des actions de terrain, pas nécessairement sous la forme d'action coup de poing, mais bien au contraire, par une démonstration constante que les services de police sont auprès des citoyens et les accompagnent plutôt qu'ils ne les affrontent ou ne les répriment.


Ce présentiel constant met au contact les agents avec les difficultés quotidiennes des habitants et leur assurent une meilleure connaissance et des quartiers et des citoyens qu'ils doivent protéger.


Ainsi, les agents doivent assurer la prévention de la délinquance par un rôle de médiation auprès des populations, médiation qui leur permettra de retisser le lien perdu depuis 10 ans. Ce lien restauré démontrera que la police n'est pas une force d'occupation mais bien une autorité au service de chacun des usagers de l'espace public.


Par conséquent, en démultipliant les actions concrètes de terrains,les agents de police donneront confiance envers les citoyens qui se sentiront mieux en sécurité. Par ailleurs, étant sur le terrain, faisant œuvre de service de proximité avec les habitants, les agents de police n'auront plus besoin d'effectuer de contrôle d'identité, puisqu'ils connaissent leurs interlocuteurs.


Les moyens d'arriver à la diminution du sentiment d'insécurité ne doivent pas être spectaculaires, ponctuels et occasionnels ; mais,au contraire ils doivent être diffus sur plusieurs canaux, quotidiens, permanents et concertés avec les acteurs locaux.